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-Les blogs sont soumis à la loi sur la presse, m’a fait l’avocat, en aucun cas ils ne peuvent faire l’objet d’une plainte pour violence ( !).
-Vous êtes sûr de ça ?
-Tout à fait !
- Mais alors pourquoi m’interrogent-ils sur mon blog ?
- Comme ils ne peuvent vous poursuivre pour délit de presse, ils essayent autrement…
Sa remarque m’avait laissé perplexe, il était possible de m’interroger sur des
faits qui ne font pas l’objet d’un délit ( !). J’ai précisé les raisons que l’on m’opposait pour justifier la qualification de violence à personne, le fait que cette personne avait ressentit
mon blog comme de la violence :
- Si cette personne a ressentit votre blog comme de la violence c’est son problème pas le votre ; qu’il vous fasse un procès au civil, mais tout ceux qui se lancent dans de tels procédures
se cassent le nez alors… Il essaye autrement.
Il a ajouté :
Un blog c’est le principe du roman ça repose toujours sur une part de réalité, c'est tout.
A bon entendeur salut !
Je lui ai raconté comment l’on m’avait affirmé droit dans les yeux, que le milieu gay était un « petit milieu » où
les gens pouvaient le reconnaître, il a affiché un air amusé, j’ai ajouté :
- oui, un petit milieu de 750 000 mille à un million de personnes (c’est le chiffre auquel on estime la population gay en ile de France)
- Il a hoché de la tête, sinon plus…
Bon, je ne dis pas que dans des villes comme Guéret où La Souterraine cette remarque, bien que hors propos puisque discriminatoire, pourrait avoir un fond de pertinence, mais à Paris !
Dans le même registre on m'a affirmé, que le seul fait de dire que le « garçon aux cheveux longs » avait les cheveux
longs (on s'en serait douté), et que sa voiture était immatriculée dans le 91 permettait de le reconnaitre. Un ami à qui je rapportais cette remarque, éclata de rire :
"Alors en Essonne il y a un million deux cents mille habitants et au milieu de ces un million deux cents mille habitants, il y a un mec, avec des cheveux longs… Ben…C'est lui !", et il s'est
remis à rire.
Depuis cette histoire je vois des hommes aux cheveux longs partout, sur le quai du métro, dans la rue, au super marché, au
travail. Ce soir en rentrant du bureau, il y en avait un assis devant moi dans le wagon, ses cheveux balayaient ses épaules, son visage était fin et pointu un peu comme celui du personnage qui
illustre la rubrique « le garçon aux cheveux longs ». Je ne pouvais détacher mon regard de ce jeune homme qui plongé dans un bouquin n'avait pas remarqué l'intérêt que je lui portais et
j’ai failli me pencher vers lui pour lui demander : c’est vous le garçon aux cheveux longs ?
Ça devient une obsession, j’en vois partout, même dans mes rêves !
Cet avocat au demeurant fort charmant garçon, a pris à cœur de répondre à toutes mes questions. Il m’a conseillé (même si je pouvais le faire dès à présent) d'attendre pour m'exprimer librement sur cette plainte que l'enquête préliminaire soit finie. Je serais patient, c'est promis, j’attendrais la fin de cette enquête pour révéler le nom de celui qui a porté plainte contre moi, pour faire l’inventaire de toutes ces accusations aussi puériles que délirantes et qui tombées dans une oreille compatissante ont déchainées cette acharnement juridique dont je fais l’objet. Finalement, ce type est vraiment stupide ou trop sûr de lui. En déposant plainte contre moi il lève le voile sur sa vie privée et révèle du même coup ce qui semblait tant l’angoisser : son penchant pour le sexe des hommes. Il créé aussi le lien, qu'il était impossible d'établir jusque là entre ce blog et lui et me décharge ainsi de toute responsabilité concernant l'éventuelle révélation de son identité. Si demain on le reconnait au bois de Verrières où ailleurs il ne faudra pas qu'il s'en étonne et aille s’en plaindre : il en sera le seul responsable.
Ceci me ramène à cette phrase que j'avais trouvé dans l'un de ses mails écrits au vitriole et empreints de sa morgue :
"Permettez-moi de vous dire que je vous trouve immature et pathétique, surtout lorsque vous pleurez sur vous-même et que vous vous complaisez dans le rôle
bien confortable de victime.".
Ces mots ont de quoi faire sourire aujourd'hui. On peut en effet se demander en le voyant enfiler le rôle de victime et
pleurnicher dans les jupons de cet officier de police : "M'dame, y fait rien qu'à m'embêter ", qui de lui ou de moi est finalement le plus immature, le plus pathétique !?
Un ami m'a demandé : "mais quel âge a ce con ?!" La trentaine, ai-je répondu….
Pour en finir avec ce billet d’humeur. On m’a dit lors de mon interrogatoire et avec un petit sourire dans le regard que ce type « le peintre merdeux », m’appelait : « l’homme au billet doux ». J’imagine son air détaché cette pointe de suffisance et d’ironie qu’il a du y ajouter. Avant il me traitait d’adolescent attardé. J’ai grandi ! C’est bien ! Et cet adolescent de 13 ans (et oui c’est l’âge qu’il me donnait), à apprit à écrire, réalité oblige, autre chose que des billets doux. Ce charmant avocat, lui a expliqué comment s’y prendre… et il a rédigé une plainte, une plainte pour « dénonciation calomnieuse », qu'il vient d'envoyer au procureur de la république.
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